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George Tabori: Autodafé

George Tabori

Autodafé
Mémoires

Translated by Rosine Inspektor

Softcover, 96 pages

« Le rire est la seule chose qui reste après la catastrophe. »

Comme toute autobiographie qui se respecte, celle-ci fait de la naissance de son protagoniste un mythe fondateur : « Riez, non pas de joie comme si vous aviez entendu quelque chose de drôle, mais pour relâcher la tension abdominale », recommande un médecin mélancolique à la mère du futur George Tabori pour déclencher sa naissance. Conseil qui ne manquera pas de déterminer la vie de ce dernier, dans laquelle l’humour – toujours plus noir – tiendra une place prépondérante. Et s’avérera nécessaire pour survivre malgré l’hostilité ambiante, à commencer par celle de son frère, qui déclare à la vue du nourrisson : « Je vais le balancer dans le Danube. »


À l’exception de quelques interviews, George Tabori, fils d’intellectuels juifs, ne s’était encore jamais raconté. Empreints d'une tendre ironie envers les femmes de son enfance et d'une culpabilité d’avoir survécu au génocide qui a décimé sa famille, les cinq récits qui composent Autodafé oscillent entre pathos et drame, accordant une grande place à l’absurde et au théâtre. Tabori livre, au-delà de ces portraits touchants, un tableau lucide de cette société en proie à la montée du nazisme.

  • youth
  • memory
  • mother figure
  • autobiography
  • Second World War
  • literature

« “Autodafé” signifie “combustion d’hérétiques”. L’hérétique, c’est Tabori lui-même, qui se consume dans les flammes d’une autodérision impitoyable. » Der Spiegel

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George Tabori

quitte sa Hongrie natale au milieu des années 1930 pour Londres, où il travaille pour la BBC et publie plusieurs romans. Émigrant aux États-Unis en 1947, il s’y attèle à l’écriture de scénarios, notamment pour Alfred Hitchcock, et traduit des pièces de Bertolt Brecht. En 1969, il s’installe à Berlin-Ouest et devient metteur en scène et dramaturge. Perpétuel exilé, il a fait de son identité d’apatride une nécessité : « Pour moi, un écrivain doit toujours rester un étranger. » La Shoah reste l’un des thèmes centraux de son œuvre et Adolf Hitler, un improbable alter ego.

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