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Boutiquen am Bosporus . . . . . Jochen Thermann . Der Hilfskoch . . . . . Damian Christinger, Monica Ursina Jäger . Fiktionen von Heimat . . . . . Jean-Luc Nancy . Zah Zuh . . . . . . . . . . Zoran Terzić . Political Transplants . . . . . Karl der Große reitet durch Paris . . . . . Slavs and Tatars . Reverse Joy . . . . . Maria Filomena Molder . The Alms of Time . . . . . A.K. Kaiza . An Annotated History of Wakanda . . . . . Helmut J. Schneider . Wie fern darf der Nächste sein? . . . . . Angelika Meier . Wer ich wirklich bin . . . . . Künstliche und andere Intelligenzen . . . . . Je me souviens . . . . . Thomas Huber . Generation of the Lynn Hershman Antibody . . . . . . Xenolinguistics . . . . . Hinter der Great Firewall . . . . . I remember . . . . . Michele Pedrazzi . The Next Bit. Corpo a corpo con l’ignoto . . . . . Honoré Daumier: Don Quixote lisant . . . . . Slavs and Tatars . Reverse Joy . . . . . Michele Pedrazzi . The Next Bit. Hautnah am Körper des Unbekannten . . . . . Jean-Luc Nancy . Zah Zuh . . . . . Jean-Luc Nancy . Zah Zuh . . . . . Zoran Terzić . Politische Transplantate . . . . . A.K. Kaiza . Eine kommentierte Geschichte Wakandas . . . . . Damian Christinger, Monica Ursina Jäger . Homeland Fictions . . . . . Jochen Thermann . L’aide-cuisinier . . . . . Angelika Meier . Who I Really Am . . . . . Jochen Thermann . The Assistant Chef . . . . . Helmut J. Schneider . How Distant Can My Neighbor be? . . . . . Jean-Luc Nancy . Zah Zuh . . . . . Michele Pedrazzi . The Next Bit: un corps à corps avec l’inconnu . . . . . Zoran Terzić . Transplants politiques . . . . . Maria Filomena Molder . Die Almosen der Zeit

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  • Le sac DIAPHANES « SHUT YOUR EYES AND READ ! »

    Praemie: Le sac DIAPHANES « SHUT YOUR EYES AND READ ! »

    Sac de cotton, 38 x 42 cm

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We like!
DIAPHANES MAGAZINE No. 4

Le texte inconnu est une promesse

Michele Pedrazzi

The Next Bit: un corps à corps avec l’inconnu

 

I remember

Joseph Morder, 07.04.2018

Une Trinité de mémoire

Je me souviens de quelques lieux, de quelques parfums d’enfance. En Amérique du Sud, en Equateur, à...

Je me souviens

Jerome Charyn, 03.07.2017

A Little Paris Nightmare

I loved Paris, even as a little boy, long before I lived there. I was like Pinocchio wandering about in some strange Land of Toys. I...

Je me souviens

Marie Brassard, 03.07.2017

La soif

Quand j’étais enfant, près de la maison ou j’habitais, il y avait une voie ferrée. Avant de m'endormir,...

Ich erinnere mich…

Discoteca Flaming Star, 24.03.2017

Ich erinnere mich an gewellte goldene Kornfelder.

 

Ich erinnere mich an mich; in der ­Peripherie des Bildes.

 

Ich erinnere mich an die...

Magazine spécial

Jean-Luc Nancy

Des zétrangers des zah des zuh

Etrange extraneus du dehors pas du dedans (intraneus) pas de la maison unheimlich pas du heim pas du foyer de l’autre côté des portes – fores, foreigner pas dans le rythme en trop, odd pas régulier pas ordinaire rare singulier seltsam bizarre besherat vaillant élégant fantasque tordu verschroben de travers surprenant extraordinaire étonnant

 

C’est étonnant comme nous sommes riches en mots formes façons pour tourner autour de l’étrange étranger de l’ausländer hors du pays pas « pays avec nous » comme on disait jadis en France « c’est un pays à moi » pour dire quelqu’un de mon village de mon coin ma province mon bled

 

Riches à profusion pour tout ce qui n’est pas proche et propre, approprié, convenant, mitmenschlich ce qui ne fait pas mitdasein

 

Parce qu’on présuppose que mit avec with est consistant, plein, solide et solidaire et ce qui est without avecsans mitohne avec hors ou hors d’avec la proximité

 

Mais avec même proche exige...

Magazine spécial

Jochen Thermann

Jamais je n’aurais dû l’embaucher.

Jamais je n’aurais dû l’embaucher. Il avait pourtant l’air d’avoir toutes les compétences requises pour remplacer mon cuisinier habituel. Schneider s’était mis en arrêt maladie pour ce qui menaçait de devenir un temps indéterminé, et c’est comme cela que je me suis retrouvé tout naturellement à embaucher ce petit homme trapu qui parlait un allemand approximatif. Les affaires devaient continuer à tourner, après tout, les clients avaient faim.

Souvent, les relations complexes que l’on entretient au quotidien et qui s’accompagnent d’un code indéchiffrable ne sont pas suffisamment claires. C’est seulement une fois que les choses nous ont échappé que l’on comprend comment fonctionnaient leurs mécanismes de régulation : comment Schneider organisait ses achats, comment il donnait ses indications à ses aides-cuisiniers, comment il composait ses plats et avec quelle fidélité il s’efforçait de faire avancer mon affaire.

L’aide-cuisinier travaillait en apparence exactement comme lui. Il faisait aussi ses achats lui-même. Il cuisinait de...

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»Ineluctable modality of the visible: at least that if no more, thought through my eyes. Signatures of all things I am here to read, seaspawn and seawrack, the nearing tide, that rusty boot. Snotgreen, bluesilver, rust: coloured signs. Limits of the diaphane. But he adds: in bodies. Then he was aware of them bodies before of them coloured. How? By knocking his sconce against them, sure. Go easy. Bald he was and a millionaire, MAESTRO DI COLOR CHE SANNO. Limit of the diaphane in. Why in? Diaphane, adiaphane. If you can put your five fingers through it it is a gate, if not a door. Shut your eyes and see.


Rhythm begins, you see. I hear. Acatalectic tetrameter of iambs marching. No, agallop: DELINE THE MARE.


Open your eyes now. I will. One moment. Has all vanished since? If I open and am for ever in the black adiaphane. BASTA! I will see if I can see.


See now. There all the time without you: and ever shall be, world without end.«


James Joyce